| Saudade à l’horizon
Pourtant proche de Salvador et de son agitation urbaine, l’ïle d’Itaparica n’échappe pas à la règle du rythme insulaire. A peine le pied posé sur le sol sablé, mon sang ralentit sa circulation et mes yeux prennent un bain de couleurs. Les petits villages, disséminés sur la côte, vivent de pêche et de tourisme qui, pour une fois, n’a pas l’air d’avoir pourri quoi que ce soit. Dans l’état de bahia, on a l’air de vivre hors du temps, hors de tout, une sorte de pays dans le pays. Les racines africaines de la région offre surement un des plus beaux métissages du monde, qui se ressent partout, dans la musique (omniprésente), la nourriture, et biensur dans les sourires. C’est dimanche à Itaparica, et sur la plage un méli mélo humain s’organise dans le désordre le plus complet: l’apéritif a commencé sur une terrasse, un entrainement de capoheira prend la forme d’un cours de gymnastique, les vieux ramassent leurs filets de pêche, et les enfants essaient (en vain) de s’envoler. Oui c’est sûr, je suis au Brésil.
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